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Conseils santé

La leptospirose canine

La leptospirose canine

Au Québec, entre 2003 et 2007, le nombre de cas de leptospirose canine a triplé, ce qui a obligé le MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) à émettre de nombreux avis auprès de la population et des vétérinaires. La raison est fort simple : la leptospirose peut affecter les chiens, mais aussi les ruminants, les porcs, les chevaux et… les humains.

Effets chez l’être humain

Chez l'humain, la majorité des personnes infectées présentent des symptômes s'apparentant à un syndrome grippal sévère : fièvre, céphalée, frissons, douleurs musculaires importantes et généralisées. Des complications d'ordre rénal ou hépatique peuvent également survenir.

Symptômes chez le chien

Chez le chien, les leptospires se multiplient rapidement dans le sang et peuvent coloniser plusieurs organes dont le foie, les reins, les poumons, les yeux ainsi que le système nerveux central. L'animal peut alors démontrer de l'abattement, une perte d'appétit, des vomissements, de la fièvre, une augmentation de la soif et de la production d'urine, une jaunisse, les yeux rouges, du sang dans l'urine, des gastro-entérites hémorragiques. La mort peut survenir en 5 à 10 jours des suites de l'insuffisance rénale aiguë; toutefois, la mortalité est rarement de plus de 10 %.

Mode de transmission de la bactérie

L'infection se transmet par contact de la peau ou des muqueuses, avec de l'eau, des aliments, le sol ou d’autres éléments souillés par l'urine des animaux infectés. Il est important de savoir que cette bactérie peut être excrétée dans l'urine pendant des mois, voire des années, suivant la disparition des signes cliniques du chien et ainsi contaminer l’environnement et les humains. L’incidence demeure plus forte à l’automne. En 2009, la moitié des cas ont été diagnostiqués durant les mois d’octobre, de novembre et de décembre.

La vaccination à la rescousse

Heureusement, un vaccin existe pour aider à prévenir la leptospirose. Entre-temps, respectez de bonnes mesures d’hygiène personnelle et évitez de laisser votre chien boire ou marcher dans des mares d’eau auxquelles ont accès les animaux sauvages comme les ratons laveurs, les mouffettesou les rongeurs.

Mieux vaut prévenir que guérir

Même si toutes ces mesures semblent avoir réduit sensiblement le nombre de cas au cours des dernières années, il n’en reste pas moins qu’il faut demeurer vigilant. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre inquiétude concernant cette maladie et sur la nécessité de procéder à une vaccination. D’ailleurs, il est beaucoup plus simple de prévenir cette maladie avec votre vétérinaire que de tenter de la guérir avec votre médecin!

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